Fini de rire /Méchanceté gratuite : 2 en 1 !

Publié le par La Griotte

 Je sais, c'est le titre d'un album de Calvin et Hobbes.

J'adore.

 

DSC 0228Surtout quand ça parle de la neige. J'aime encore plus depuis que je viens de lire ce que Wikipedia dit de l'auteur, Bill Watterson. Je vérifie plusieurs fois, histoire de ne pas me vautrer comme avec la double nationalité d'Eva Joly que je venais pourtant de vérifier juste pour pouvoir placer "la nouvelle grammaire finoise !"

Je vais encore tournicoter autour du pot avant de me lancer dans le vif du sujet. Disons que je m'échauffe, comme avant un entretien d'embauche, une course en montagne, un premier rendez-vous. L'expérience d'hier prouve que la précipitation nuit à la qualité de l'information et que l'inconscient, toujours tapi là où on l'attend le moins, a tôt fait (c'est une recette de gâteau comtois plutôt bien nommé) de nous glisser la peau de banane pour le gadin.

 

Dans le cas présent d'hier, attribuer à ma future présidente une nationalité approximativement située pas trop loin du pays des ours, des hivers longs, des forêts de sapins, du suicide, du pôle Nord et d'Arto Paasilinna relevait plus du déni que de l'inculture géographique, pourtant pathologique chez moi.

Un truc héréditaire contracté dès le collège où l'on me somma d'apprendre des résumés par coeur alors que jusqu'alors on m'avait appris à comprendre et rechercher les informations les plus fiables. Je raconterais bien comment je me suis chopé mon premier et seul double zéro, mais je me demande si ça ne va pas m'entraîner sur des chemins de traverse. Soyons lents c'est samedi et quitte à ne plus rire, autant que ce soit le plus tard possible.

 

biberonJ'avais 10 ans et j'étais au premier rang en raison de ma taille XXS et de ma lenteur à me déplacer avec un sac XXL, ce qui laissait inévitablement les places de devant libres.

La prof de géographie sévissait aussi en histoire, de façon pragmatique : leçon, résumé, copie du résumé, mémorisation du résumé, 10 questions à un point et un mot par réponse, soit 15 secondes. L'ancêtre du QCM de nos plus prestigieuses facultés ! Efficace, rentable et égalitaire mais à l'époque, je n'avais pas saisi la subtilité. Aussi avais-je à peine commencé ma dissertation que la deuxième question tombait et ainsi de suite. J'aurais pu me satisfaire de la consigne mais c'était compter sans la loyauté familiale, encore un truc qui a dû rapporter un max de thunes à mon psy. Pour la faire courte, il est de bon ton, depuis environ 6 générations, de ne rien apprendre mais tout savoir. La science infuse qui vous coule dans le biberon, le sens de l'humour congénital, la rébellion transmissible etc.

 

Donc, au lieu d'apprendre mes résumés et d'aller jouer à touche pipi avec les petits copains, je n'apprenais aucun résumé. Pire, nous avions monté un trafic de colles, des petits bouts de papiers où nous codions les réponses à des questions plus prévisibles qu'un mensonge dans la bouche de Brice. Je ne me souviens plus du prénom de ma complice, pas plus lourde que moi.

 

marocNous formions un duo redouté et incollable. De jolies petites frimousses, un an d'avance pour aller comprendre la vraie vie sur les bancs du collège avec des camarades qui avaient déjà des seins, des résultats irréprochables, des parents enseignants et, combo, la langue acérée comme une lame de fond. Pour toutes les raisons précédentes, nous étions suspectes auprès des autres élèves qui jalousaient nos facilités scolaires et notre impertinence savamment dosée. Aussi devions nous veiller à ne pas être chouchoutées par des profs assez intelligents pour comprendre notre situation d'extras scolaires. Les antisèches étaient donc distribuées gratuitement à celles et ceux qui, par leurs performances sportives ou leur gentillesse réelle appartenaient à la tribu des humains accessibles à l'idée que non, vraiment, nous n'avions pas les questions à disposition avant eux !

 

Nul doute que si un tel duo rappliquait de nos jours, il serait immédiatement désintégré dans deux classes différentes, chacun des ses membres placé sous surveillance et estampillé, selon les modes, hyperactif, surdoué, pré délinquant, chef de bande...  Dans les écoles de pointe, on nous aurait infligé camarade défavorisé auquel tenir la main. On aurait mesuré nos QI et trouvé un établissement spécialisé ou, plus récemment, un plan d'aide.

Bref, nous étions deux punaises assez vives et drôles pour ne jamais nous faire épingler mais capables de lancer un chahut si l'occasion s'en présentait. Les profs, tous d'anciens instits, sachant exactement d'où nous venions pour en avoir tâté aussi, se montraient fins pédagogues et d'une rare justesse.

Les pions étaient en revanche de sombres crétins qui manipulaient la punition généralissime comme une arme de destruction dans l'oeuf.

 

f comteJ'étais la petite bête noire d'un grand blond aux allures de Viking que j'imaginais plus sur un drakkar buvant des alcools interdits dans les crânes encore palpitants de ses ennemis qu'en étudiant obligé de surveiller une études pour payer les siennes.  J'ai noirci des copies doubles de mon écriture régulière avant de les faire signer à mon père qui ne trouva rien de mieux que rire lorsque je remplis la page blanche de "tic tac" en marquant les quarts chaque fois que sonnait la pendule. Le Wisigoth essaya les pages de dictionnaire, les punitions intelligentes, les rédactions signées des parents, juste pour que je ne fasse pas rigoler mes camarades. Il n'avait pas compris qu'il suffisait de me coller un livre entre les pattes pour que je sois plus sage qu'une image pendant que les autres trimaient sur leurs analyses grammaticales. Chaque fois que je levais les yeux sur lui, je pensais "par Thor, par Odin, par exemple" Astérix chez les Normands, et je partais dans un trip BD irrésistible où je n'ai jamais entraîné qui que ce soit, malgré tous mes efforts. Longtemps, j'ai rêvé de dessiner ce que je voyais qui me laissait toujours hilare. Mais j'étais condamnée à réussir mes études et je ne le savais pas encore. 

 

Notre prof d'histoire géo sentait déjà la poussière d'un temps béni des profs où les élèves qui parvenaient en sixième avaient passé un examen. Son baptême du feu fut cocasse : tout à coup arrivaient par cohortes des enfants qui avaient besoin qu'on leur tînt un peu la main avant de les laisser fureter de leurs propres ailes dans un savoir qu'ils ne désiraient pas tous. Elle s'en tenait donc à une méthode d'interrogatoire qui consistait à commencer les phrases que terminaient plus ou moins rapidement les malheureux élus, jamais nous car elle était soucieuse que chacun réussisse et nous, on ne se trompait jamais.

 

cancreLeçon sur la production agricole d'une ancienne colonie où poussent les orangers. 

 

- Qu'est-ce qui pousse là bas ?

- ...

- des a...

- des abricots

- Non des agr...

Nous étions tous au supplice. Pendant qu'elle s'acharnait à lui tirer de quoi  lui coller la moyenne, je soufflais :  A.G.R.U.M.E.S

- Des agrumes !

- Oui, c'est ça. Et qu'est-ce qu'il y a dans les agrumes lança-t-elle en même temps qu'un regard de tueuse dans ma direction, histoire de montrer que les vieux singes ne sont pas tous sourds et de vérifier l'impassibilité de ma face.

- Des pépins  ! ai-je répondu plus vite que mon ombre, car je lisais aussi Lucky Luke alors qu'il fumait encore sa clope et mangeait de la tarte au potiron (Des barbelés sur la prairie).

 

Elle a libéré son prisonnier avec une note merdique, j'ai perdu toute chance de situer correctement la Norvège, la Suède et la Finlande, tout désir de dessiner les frontières de pays qu'on épinglait au tableau noir pour mieux en presser le jus ! Je m'en foutais complètement des productions agricoles, minières, des pyramides des âges avec leurs deux grands trous  de chaque côté.

 

mamontagneJe rêvais de moussons, de saisons des pluies, de déserts rouges, de toit du monde, de peaux cuivrées, de langues rauques, de fruits défendus, de chemins de traverse. Toute la classe a rigolé, libérée de cette tension qui nous saisissait avant chaque passage sur la sellette.

Je ne remercierai jamais assez cette prof : si je l'avais entendue, je connaîtrais les frontières, les pays, les PIB et j'aurais perdu à jamais le goût de la belle bleue, des " pays imbéciles où jamais il ne pleut ", des immensités à traverser sac au dos, des peuples plus fascinants que primitifs, du fil tendu par les contes entre le grand nord d'Eva et l'Afrique en percussions, la Russie de Baba Yaga et les Gospels qui ont arrosé de leurs larmes toute la musique que j'aime. Et là je me félicite car je me demandais bien quand je réussirais à placer Calixte Beyala.

 

Beaucoup se sont lâchés sur Calixte : femme, noire, belle, écrivain... Plagiaire comme certains aiment lui rappeler alors que l'affaire est entendue depuis 15 ans alors qu'elle était jeune écrivain, encore ivre de ses modèles qui sait ?

 

Je mets la vidéo en lien parce que rarement j'ai ressenti une rage radicale, un dégoût total, définitif pour tout ce qui peut se compromettre chez Ruquier ou à la TV. Je n'aimais pas son passage à la télé. Quant à la tête à claques qui a tenté d'humilier cette femme, je préfère ne pas écrire les images qui se dessinent à l'instant dans ma petite cervelle de dessinateur de BD raté. Surtout ce qui s'écrit dans les bulles !

Je ne sais pas qui est Calixte. Je n'ai rien lu d'elle. J'aime l'idée qu'elle se présente à l'élection présidentielle, surtout si elle a quelque chose d'intelligent à y faire...

 

CITROUÀ l'attention de l'écrivain Naulleau recyclé dans la critique après s'être distingué en eaux troubles, j'aimerais rappeler quelques règles de savoir vivre que la férocité n'exclut pas. On peut-être sévère, cinglant et juste, au sens musical du terme s'entend.

On ne doit jamais humilier un écrivain qui sait s'offrir en pâture en participant à une telle émission.

Vous n'aimez pas l'écriture de Calixte, nous l'avons compris. Et bien ne la lisez pas. Faites vous du bien, faites nous du bien en nous racontant ceux que vous aimez. Si je pouvais là, maintenant, vous transmettre par la pensée ce que je vois en regardant votre image de coq bouffi et satisfait, vous auriez recours à la chirurgie esthétique et vous vous cacheriez jusqu'à ce que vous soyez capable d'être bon autrement qu'en estourbissant ceux qui ont le malheur de vous déplaire. Qui êtes vous, homoncule, pour casser une femme qui si elle avait été un mec aurait eu le loisir de jouer sur le même terrain que vous : celui du baston et de la facilité.

 

D'où venez vous pour oublier que tout n'est que plagiat, y compris et surtout la littérature qui tricote et détricote ce que d'autres ont filé avant nous et fileront après nous ? Peut-être qu'au moment où je tape ce texte, des pans entiers de lectures nocturnes remontent du fond d'une enfance passée dans des livres jugés trop grands pour un cerveau de fillette ? Qui sait si ce n'est pas ainsi que Calixte a appris à lire, en plongeant vierge de préjugés, confiante, dans ce que la langue française, la langue des anciens colons qui voulaient tant l'imposer cette langue qu'elle aime au point de s'exprimer par elle ? J'aimerais être vulgaire ou sorcière ou les deux et couper les fils de la marionnette qui s'agite à la TV. Rien que ça c' est minable. Cette course au fric, jusqu'au dépôt de marque par "sentimentalité ". Soyons sérieux : vous y croyez aux conneries que vous racontez ?

 

DSC00790Un petit cours d'histoire/géographie et éducation civique maintenant. En supposant que Calixte est bien la scribouillarde ratée, copiste, plagiaire que vous croquez avec un plaisir malsain, tout juste capable de produire des notices de montages...

 

La belle affaire ! Tous les musiciens font ça avec bonheur et les meilleurs d'entre eux, après avoir pillé le blues à ses racines, sont capables de rendre des hommages vibrants à ceux qu'ils reconnaissent  comme leurs pères.

À ce propos, la boîte à meubles en kit vous a filé combien pour la pub ?  (citée 3 fois au bout de 2 minutes 16 secondes). Je viens de vérifier pour être sûre que je ne me suis pas trompée, que j'ai bien entendu le nom de la marque, qui a dû être diffusée un nombre incalculable de fois puisque désormais en accès sur Internet.

 

C'était un bon deal ? On étrille l'écrivain, on annonce le lynchage et on touche les pépètes ! Peut-être que vous n'avez pas fait exprès, que vous avez cité cette boîte-là au hasard, parce que justement la dernière fois que vous avez essayé de monter un meuble, vous avez pris les instructions à l'envers.

Autre message subliminal : "je vous ferai remarquer que j'ai parle de bibliothèque, pas de cuisine, afin de garder un lien ténu avec la littérature."

 

Ça vous asticote tant que ça les nanas qui sortent des cuisines pour les bibliothèques ? Vous ne seriez pas un peu jaloux de l'aisance naturelle de la femelle quant-au langage ?

 

À votre décharge, et la décharge c'est votre truc visiblement, c'est le genre de meuble, quand on a enfin terminé on se dit, tiens, "c'est bizarre, j'ai des pièces en trop et par ailleurs il m'en manque". C'est un peu pareil avec vous : des phrases en trop et par ailleurs comme un manque !

 

C'est pas le tout (expression provinciale), faut que j'y retourne. Je n'ai pas encore réussi à visionner votre numéro souligné par la saillie raciste de Ruquier : "C'est votre côté suédois qui lui fait dire ça" (je me la fais par petits bouts pour pas gerber !)

 

DSC00340Après la charge du bourrin un matin de chasse à court d'arguments, le prof qui a des lettres nous ressort "Zazie dans le métro"... Eh ! Papy qui fait semblant de faire de la résistance, ça fait combien de temps que tu n'as pas vu un adolescent ? Que tu n'as pas entendu un adolescent ? Une bande d'adolescents ? Ils ont tous le même langage, un langage d'abrégés de littérature dégoûtés d'icelle par des pontifiants que tu rejoins haletant en essayant de tromper le chaland : tu es cuit Naulleau ! À force de t'approcher des spots tes jolies ailes de pourfendeur d'écrivains au sommet qu'au fond de toi tu envies, tu as grillé le peu de crédit que j'étais prête à accorder à un type qui veut laver plus blanc. Pas facile avec des ongles douteux, ce qui arrive fatalement quand on gratte un peu trop dans la m.... du show bizz.

 

"Des personnages en papier crêpon dans des banlieues en carton pâte". C'est marrant, c'est exactement ce que je ressens quand je traverse les banlieues ou quand j'y travaille. Bravo Calixte :  pour qu'un critique aussi peu empathique ressente le message au delà du mépris que lui inspire cette absence de travail, ce n'est plus de la littérature, c'est de l'art ! C'est ça le problème avec certains profs. Même quand ils changent de boulot, faut que le travail transpire, que ça sue et se sente. Faut pas que la langue touche au but par surprise !

 

J'ai regardé jusqu'au bout. Vous (pluriel, pas politesse) n'avez même pas laissé Calixte répondre, l'interrompant sans arrêt pour tirer les dernièrs pétards mouillés.

Respect Calixte ! Jeu set et match après une loghorrée dont on pourrait douter qu'elle sortît réellement de la bouche tellement ça puait ! Vous (politesse) n'aviez pas besoin de moi pour vous farcir ce beauf ! Mais, même après la bataille, ça fait du bien. Comme les coups de pieds dans la mobylette (Benabar). Et puis surtout je voulais éprouver la joie de la méchanceté gratuite car je ne touche pas un rond pour cet article quasi confidentiel, histoire de répondre à la question que vous lui avez posée. C'est assez fugace comme plaisir. Pas de quoi en faire une addiction !

 

Copie de DSC 0205J'ai aussi quelques questions à lui poser : ça ne gêne pas aux entournures de reprocher le plagiat à un écrivain quand on est épinglé pour manoeuvre frauduleuse ?

Comment on appelle un type qui bouffe à tous les râteliers, qui crache dans la soupe dont il ne peut se passer ? Qui trahit quand même un peu son copain ? Un type que la lumière des plateaux TV attire comme un gros papillon ? Un type qui se met à plusieurs pour descendre une femme ? (Vous n'étiez pas seul : il y avait vos petits potes qui vous regardaient, il ne fallait pas mollir.) Typiquement le genre de veau pas forcément méchant à la base mais qu'on préfère ne pas rencontrer après le match quand son équipe a perdu !

Comment un type qui aime Graham Parker peut-il accepter d'être payé pour "être méchant gratuitement " ? Est-ce parce que "vos livres n'intéressent personne ?"

 

Quand vous étiez petit sur la plage, étiez vous de ceux qui bâtissent les châteaux de sable, de ceux qui disent les avoir construits ou de ceux qui les détruisaient à coup de pieds rageurs quand ils étaient plus beaux que le vôtre que personne ne regardait avec envie ?" 

Qu'est ce qui est le plus bandant ? Se farcir une écrivain, belle de surcroît, juste pour se faire mousser devant ses petits potes hilares ou épouser une de ses élèves ? Fastoche : je me souviens qu'élèves, nous étions toutes amoureuses des mêmes profs et les vrais seigneurs sont ceux qui ne les épousent jamais !

 

Dire que je ne comprenais pas comment des braves types cultivés pouvaient, quand les circonstances s'y prêtent, devenir des monstres de bêtise cruelle, juste parce que les circonstances ou le cachet s'y prêtent...

 

DSC00484"L'homme est un loup pour l'homme", ne l'oublions pas. Pour la femme, c'est un roquet qui n'attaque qu'en meute !

 

Brisons là... Je vais me désaltérer à l'onde claire de quelques blogueurs fins, cultivés, ironiques, sarcastiques juste pour le plaisir du bon mot, de la belle ouvrage, de l'échange... Sous les images comme d'habitude !

 

Peut-être que ce sont les règles du jeu télévisuel, commerce littéraire où les places sont si chères !

En plus je m'en fous de vous. Je suis tombée sur vous par hasard, en cherchant Calixte qui a eu moins de 2 minutes pour vous dégonfler ! Je continuerai à ne pas acheter ni regarder la TV , encore moins toutes les vieilles badernes qui sévissent à vos côtés... Des hommes, rien que des hommes, de pauvres hommes qui ne savent vraiment plus quoi faire pour se rendre intéressants alors qu'il y a tant de livres à écrire, d'amitiés à construire et que le monde n'a vraiment pas besoin que la littérature devienne un champ de bataille !

 

 

Dédicace spéciale à tous ceux qui m'aideront à corriger les fautes d'orthographe, syntaxe, géographie et autres balivernes !

Publié dans Culture

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