Le gouvernement nouveau est arrivé...

Publié le par La Griotte

Il a un comme un goût de bananes recuites, une odeur de déjà vu et promet des lendemains qui déchantent !

 

J'ai senti ça dans les galeries de portraits, commentaires, petites phrases et déclarations des unesDSC01181 parcourues ce matin, histoire de ne pas demander bêtement  "C'est qui çui là" en découvrant le tête de mon ministre de tutelle !

Pire : " Ah, il est ministre ? " en constatant que certaines trombines crèveraient l'écran dans une série B sur la guerre des gangs...

Je me suis donc tapée plusieurs fois le diaporama du Parisien parce que j'ai décidé d'en finir avec l'inculture médiatico-politique où je me vautrais avec une délectation et une difficulté croissantes...

  

Pour être honnête, une petite reflexion assassine, lancée entre deux bouchées et quelques postillons de kougloff frais,  m'y a aidée : "Si tu veux, on peut parler de Babar ou des Bisounours !"

  

C'est décidé, je me cultive politiquement !

J'apprends la cuisine du pouvoir .

  

Mesure 1Les kougloffs et la confiture de poires maison, c'est fini. Maintenant, je me documente... Moi aussi je veux pouvoir prendre un air entendu et lever les yeux au ciel (comme la ministre des sports) quand j'entends : " C'est quoi la différence avec le gouvernement d'avant et celui de maintenant". Et je vousDSC 1739 assure que c'est pas facile de lire le journal avec les mains pleines de pâte ou de ne pas s'ébouillanter en empotant à chaud, c'est meilleur pour la conservation.

 

J'explique pour ceux qui n'ont jamais fait de confitures :

Lorsqu'on a enfin décelé le moment où le mélange sucre/fruits tourne à la magie, on arrête le feu, on remplit les verrines alors que quelques bulles éclatent encore, en laissant aussi peu d'espace que possible. Puis on retourne les pots afin de stériliser l'ensemble. Lorsque tous les pots ont la tête en bas, on les remet à l'endroit. En refroidissant, il se crée un vide partiel que l'oreille avertie perçoit puisqu'on entend une série de "plocs" successifs, autant que de pots si tous ont été hermétiquement bouchés. Si ce n'était pas le cas, vous êtes déjà aux urgences, au rayon "grands brûlés" ou en train de souffrir en attendant votre tour, entassés comme du bétail dans une salle d'attente que certains visiteront le soir du réveillon, si ça existe encore (les urgences, pas le réveillon ! suivez un peu !) il paraît que ça fait le plein les urgences le soir des réveillons...

 

DSC 0763Revenons aux confitures ou gelées.

 

Lorsque les pots ont refroidi, on les passe sous l'eau froide (pas avant, sinon le choc thermique transforme le rêve des tartines d'antan en un jet de lave poisseuse qui colle bien à la peau avant de durcir tout à fait et estimez vous heureux si vous ne vous êtes pas également tailladé les doigts en lâchant maladroitement l'ensemble), on admire la couleur, on lèche les plats ou on souffle sur ses blessures au cas où les consignes de sécurité n'auraient pas été respectées. (Vous ne pensez tout de même pas que le médecin va se déplacer pour ça ?).  Malgré ces inconvénients, je préfère l'empotage à chaud à l'utilisation de la parafine mais c'est un autre débat. 

  

  

Mesure 2 :  Avec tout ça, j'ai oublié mon deuxième point.

 

C'est ça le problème avec les filles.

Dès qu'on parle de choses sérieuses, de politique, de gouvernement, d'avenir du pays, d'éducation, de santé, d'emploi, de culture, ça vous ramène à la cuisine, aux problèmes de garde pour les jeunes mères qui ont un emploi à l'extérieur et aux programmes TV pour celles dont la liste des centres d'intérêt sur Face book commence par PatricK Fiori, (Spécial dédicace pour mon frère Olivier) passe par "l'île de la tentation" et sombre dans un groupe facebook contre "la pub qui dit que le père noël n'existe pas". Moi qui ne connaissais d'île que celle de Stevenson ! 

  

J'ai aussi identifié des effluves de gourde, un fond d'eau de roses, un bouquet de vieux bois tordus, le moisi et la pourriture pas même noble... En définitive, je me suis souvent sentie marron  :

 

- Un seul ministère pour le travail, l'emploi et la santé.

 En fait, pour Nic, (j'aime bien l'appeler Nic, c'est plus rock et ça rend la rime souvent riche), logique :

 

"Le travail, c'est la santé !" Pas de santé ? Pas de travail, na !

 

cacadou 016- Je n'ai pas été surprise par le ministère de "l'Éducation, de la jeunesse et de la vie associative" et propose dès aujourd'hui la création de la RCC, (Recherche Contre la Connerie) qui remplacera l'Éducation nationale déjà rendue obsolète par les progrés des consoles de jeux qui transforment "nos esprits sains dans un corps sain" en manettes. (je ne m'en remets pas !).

 

- Celui de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique me turlupine et je n'ai vu nulle part celui  de la culture numérique, de l'éducation aux multimédias et du logiciel libre.

 

- Bravo pour celui de "l'agriculture, de la pêche et de la ruralité", très visuel même s'il caricature un peu l'habitant de nos campagnes. C'est plus le béret et la baguette sous le bras mais le latex et la ligne ! (et tant pis pour ceux qui n'ont jamais pêché à la ligne avec des bottes en caoutchouc trop grandes !)

Lagarde trouve ce gouvernement "révolutionnaire".

 

C'est vrai : Le meilleur des mondes qui vous souhaite bienvenue à Gattaca sous l'oeil de Big Brother... fallait oser ! 

 

 

 

Bon, faudrait tout de même pas que j'oublie mes clones de rosiers àTOUT racines nues payés et commandés sur la toile il y a plus d'un mois et que je surveille l'arrivée du facteur. (La factrice s'est fait bouffer par un chien...).

 

Faudrait penser à numériser aussi les rosiers pour ne mettre en danger la vie des facteurs et factrices qui transportent des vrais lettres et des vrais colis...

Mais qu'est ce que je raconte ! Voilà que je déblogge !

 

 

 

Ça existe : on appelle ça bouture, graine, pépin... 

 

Graine de pomme dans ma main

Goutte brune, tendre pépin

Je tiens le pommier dans ma main

 

Je tiens le tronc et les ramures

Et les feuilles et les mumures

La chanson des oiseaux vivants

et les mille routes du vent...

 

 Pierre Gamarra, (Pépin de pomme).  

 

C'est pas beau le progrès ?

 Celle là, je la dédicace à Alexandra, qui est la première à avoir posté un commentaire, Antoine et Isaballe qui apprécient aussi les confitures, Olivier qui m'a initiée à Patrick Fiori, Nadine, Françoise, Martine et Marie José, qui envoient des petits mots sympas...

Publié dans Recettes

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Printemps Douce Saison 08/02/2011 19:27



J'aime la confiture mais pas la politique car je n'y comprends rien !



La Griotte 08/02/2011 21:09



La politique, c'est comme la confiture : une question de dosages, de proportions et de choix d'excellents ingrédients. C'est plus facile avec la confiture.